La politique made in Dz est une blague qui ne cesse de faire rire les jeunes Algériens. A trois mois de l’élection présidentielle, dont le scrutin est prévu le 17 avril prochain, les discours, les meetings et les programmes proposés par nos politiciens suscitent l’ironie sur le web. 

Sur YouTube, Facebook ou Twitter, les vidéos montées par des jeunes internautes font légion. Des vidéos où on tourne en dérision les paroles, déclarations et postures de nos politiciens connus pour leurs dérapages et leur excentricité. De leur non-maîtrise de la langue en passant par leurs propositions farfelues en allant jusqu’à leurs attitudes et comportements atypiques, tout est décrypté par nos internautes qui ont l’oeil averti. Des internautes qui n’en peuvent de subir la mascarade à laquelle veut les associer le régime algérien.

http://www.youtube.com/watch?v=30SuQH_VPgU

Un régime qui a tout fait, aux yeux de nos internautes, pour imposer à la société algérienne une classe politique médiocre et stupide. En effet, dans la plupart des vidéos les plus populaires qui sont massivement diffusées sur la toile, les internautes algériens ne sont pas avares en critiques. Louisa Hanoune, Rachid Nekkaz, Abdelmalek Sellal, Khalida Toumi, les députés, et d’autres encore, aucun acteur politique n’échappe à l’ironie et la satire de nos « cyber-citoyens ». Le moindre geste est commenté, toutes les idées, quand nos politiques en ont réellement, sont étudiées. L’élection présidentielle occupe ainsi une place centrale dans ses créations humouristiques qui agitent la blogosphère algérienne. La nationalité française Benkoussa, le trader candidat, l’accent arabe de Nekkaz, la mégalomanie de Yasmina Khadra, la connivence de Benbitour avec le régime, etc., nos Youtubeurs, facebookers et blogueurs exploitent toutes les ressources du rire et les registres de l’humour pour dénoncer la piétre qualité du débat politique dans leur pays. Le manque de profondeur, l’absence d’un sens de l’analyse et l’ankylose dont se distinguent pour l’heure les différents candidats à l’élection présidentielle ne provoquent plus uniquement la colère, la déception ou l’exaspération.

Aujourd’hui, c’est surtout avec de l’ironie et un légendaire sens de l’humour que nos jeunes réagissent aux différents appels lancés par les dizaines de candidats qui veulent leur prendre leurs voix. Des voix difficiles à conquérir notamment en cette période de sécheresse intellectuelle qui frappe durement notre classe politique.

Notez cet article