Avant même qu’ils ne soient soumis à l’épreuve du nombre de parrainages collectés, certains candidats commencent à se retirer de la course à la présidentielle.

Le premier candidat à avoir annoncé son retrait de la course à la présidentielle est Sofiane Djilali. L’homme estime en effet que les conditions d’une élection transparente et régulière ne sont pas réunies dès que le chef de l’Etat a annoncé, par procuration, sa volonté de briguer un nouveau mandat. « Je ne veux pas être un nouveau lièvre », a indiqué dans ce sens le candidat. « Nous vivons un processus de coup d’Etat et non un processus électoral. Or, nous luttons pour un Etat des institutions », a indiqué le chargé de communication du candidat, Sofiane Sekhri. Ce dernier estime en plus que le « quatrième mandat est immoral ». Même si Djilali Sofiane dit avoir récolté les 60 000 signatures nécessaires à un nouveau mandat, il préfère donc renoncer.

Suivant le pas de son concurrent, Kamel Benkoussa, jeune candidat, a décidé, lui aussi, de se retirer de la course à la présidentielle. « Je me présente aujourd’hui devant vous pour vous annoncer le retrait de ma candidature à cette élection présidentielle jouée d’avance et totalement fermée. L’Algérie traverse une période d’instabilité majeure, c’est un moment charnière de son histoire. Jamais elle ne s’est retrouvée dans une telle impasse politique et économique. Jamais elle n’a été aussi fragile depuis son Indépendance en 1962. L’heure est grave et je mesure l’urgence de la situation », a-t-il déclaré ce matin vendredi à partir du cimetière d’El-Alia à Alger.

D’autres candidats, à l’image de Mohamed Benhamou, président du microscopique parti appelé El-Karama, a décidé lui aussi de se retirer de la course à la présidentielle. Mais tout comme d’autres candidats, son choix n’est pas motivé par la régularité du scrutin. Il a décidé de soutenir Abdelaziz Bouteflika dans sa quête d’un quatrième mandat.

D’autres candidats vont certainement se retirer avant le 4 mars faute d’avoir recueilli les parrainages nécessaires. D’autres vont être éliminés par le Conseil constitutionnel.

Essaïd Wakli

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