Dans son message adressé aux Algériens à l’occasion de la commémoration de la journée nationale du Chahid, Abdelaziz Bouteflika a longuement abordé cette guerre des clans qui fait des ravages au niveau des plus importants centres de décisions politiques. 

Mais pour Abdelaziz Bouteflika, cette guerre n’est qu’un « conflit fictif » fomenté par des conspirateurs étrangers. « Les conflits fictifs fomentés entre les structures de l’Armée nationale  populaire relèvent d’un processus de déstabilisation bien élaboré par tous ceux que le poids de l’Algérie et son rôle dans la région dérangent », accuse le Chef de l’Etat sans nommer une quelconque partie. Ces accusations sont suffisamment graves pour que l’on s’y attarde un peu. Ainsi, selon Bouteflika « ce processus peut, malheureusement, être favorisé par le comportement irresponsable des uns et le manque de maturité des autres,  sous l’influence des différents volets de la guerre médiatique menée présentement contre l’Algérie, la présidence de la République, l’Armée nationale populaire  et le Département du renseignement de la sécurité ».

Là encore, il ne prononce le nom d’aucune personne, instance ou organe lorsqu’il parle de « guerre médiatique menée contre l’Algérie ». Néamoins, Abdelaziz Bouteflika ne manque pas de demander à « l’ensemble des responsables » de mobiliser leur conscience patriotique et réduire « toutes les formes de tension  qui viendraient à survenir entre eux ». « Il y va de l’avenir de l’Etat, de sa défense et de sa sécurité », a-t-il assuré avant d’appeler « tous  les citoyens de prendre conscience des véritables enjeux qui se cachent derrière  les opinions et les commentaires, faits au nom de la liberté d’expression, mais  visant, en réalité, des objectifs autrement plus sournois, qui ciblent la stabilité  et l’affaiblissement du système de défense et de sécurité nationales », affirme-t-il en dernier lieu.