La mise à la retraite ! Voici finalement le sort qu’attend le puissant Général Toufik. C’est du moins ce que rapportent plusieurs sources sécuritaires  qui n’ont pas cessé de diffuser ces derniers jours des informations de plus en plus concordantes concernant le bras de fer qui oppose le clan présidentiel aux fidèles du général Toufik, le célèbre patron du DRS.

 

Ces informations qui circulaient toujours de bouche à oreille en dehors de la presse ont été finalement rendues publiques par le quotidien arabophone El Khabar, un organe de presse généralement bien informé et sourcé. Ainsi, jeudi, cette source médiatique nous apprend définitivement que le Président Bouteflika prépare la mise à la retraite du général Toufik, le patron du DRS. Comment est-ce possible ? Et bien Abdelaziz Bouteflika, en homme futé et rusé, aurait actionné, avec l’aide de son protégé et allié le chef de l’Etat-Major Ahmed Gaïd Salah, « l’article 20 de la de l’Ordonnance n° 06-02 du 28 février 2006 portant statut général des personnels militaires qui lui permet de mettre à la retraite immédiatement une centaine d’officiers de l’Armée nationale populaire (ANP), de la Gendarmerie nationale et des Services secrets », a-t-on expliqué.

D’autre part, concernant la fameuse réunion du 14 janvier dernier au siège du Ministère de la Défense sous la présidence du chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, El Khabar nous apprend qu’elle était destinée à informer « les plus hauts gradés de l’ANP de la décision du président de la République également ministre de la Défense nationale ». A 74 ans, le général Mohamed Médiène, alias Toufik, a été poussé à la retraite en prétextant son âge avancé et ses 42 années de services qu’il totalise à la tête du DRS. Abdelaziz Bouteflika et ses conseilleurs ont utilisé explicitement l’Ordonnance n° 06-02 pour dégommer le patron du DRS qui se serait opposé au quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, si l’on se tient aux props virulents du SG du FLN, Amar Saïdani. Vilipendé et accusé publiquement, le général Toufik a perdu de son prestige et, surtout, de sa puissance. Il ne lui reste quelques fidèles, partis politiques, colonnels, quotidiens nationaux, pour redorer son blason. Mais est-il encore vraiment un acteur clé de l’échiquier politique algérien ? Ces dernières révélations laissent penser le contraire.