L’enfant Amr Tamri, retrouvé assassiné et enveloppé dans un sac en plastique lundi dernier devant son domicile familial, dans la localité de Faidh El Botma dans la wilaya de Djelfa, a bel et bien été violé par ses ravisseurs. C’est du moins ce que conclut une expertise médicale faite par les médecines légistes de la gendarmerie nationale.

 Amar a été agressé sexuellement « par plusieurs personnes » avant d’être lâchement assassiné, conclut cette expertise médicale, nous apprend encore à ce sujet le correspondant local du quotidien arabophone «Echourouk». Pour rappel, Amr, 8 ans, avait disparu, dimance dernier après s’être rendu à l’école. Son père l’a retrouvé le lendemain, très tôt le matin, devant le domicile familial, le corps inanimé. Le cadavre du petit garçon de 8 ans reposait dans un sac en plastique.

C’est son père qui a découvert, vers les coups de 3 H du matin, le premier le corps de son fils après l’avoir recherché désespérément durant toute une journée. Bouleversé, ce père accablé a lancé des cris stridents qui ont réveillé toute cette petite ville naguère paisible et imperturbable.

Ce drame a secoué toute la population locale d’autant plus que l’autopsie révèle aussi que le regretté Amr avait été noyé probablement dans un fut d’eau. Un acte abominable qui a révulsé toute la localité. A cet effet, après plusieurs investigations, la Gendarmerie nationale a arrêté cinq personnes de la région. Leurs empreintes ont été envoyées à l’Institut national de criminologie et criminalistique (INCC) de Bouchaoui, à Alger, et ce  afin de les comparer avec celles retrouvées sur le corps de la victime.

Selon plusieurs sources proches de ce dossier, les services de sécurités vont être fixés très rapidement sur le sort de ces cinq suspects. Pour rappel, ce scandale de moeurs n’est pas le premier du genre en Algérie. Auparavant, le pays a été secoué par une série d’enlèvements d’enfants suivis de viols et d’assassinats. Au mois de mars de l’année dernière, deux enfants, Brahim (9 ans) et Haroun (10 ans), ont  été kidnappés, violés et assassinés. Sous la pression de la rue et des manifestations populaires, les auteurs de ce crime abject, Oubir Hamza (21 ans) et Liamine Kouasmi (38 ans) ont été condamnés, au mois de juillet dernier, à la peine capitale.

Elyas Nour 

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