Education : les enseignants entament leur troisième semaine de grève

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La grève de l’éducation rentre dans sa troisième semaine. Contrairement à ce qu’attendaient beaucoup d’observateurs, misant sur un essoufflement du mouvement, il parait de plus en plus clair que la contestation s’élargit et se durcit.

Aujourd’hui, d’autres enseignants ont encore rejoint la grève. C’est ce qu’a affirmé d’ailleurs le Snapest (Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique), dans un communiqué, avançant le taux de 85% de suivi enregistré dans les lycées de plusieurs wilayas du pays. Il est à préciser qu’en plus du Snapest, les deux autres syndicats ayant fait appel à cette grève sont le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef).

Bien évidemment, le Ministère de l’éducation nationale, avance, pour sa part, des taux inférieurs, même si globalement la tutelle n’a pu nier le fait que la grève était suivie. Mais au-delà de la légitimité des revendications des enseignants, cette grève, qui est à sa troisième semaine, a provoqué des craintes chez les parents d’élèves notamment ceux qui ont des enfants qui sont dans les classes d’examens (cinquième année primaire, BEM et Bac).

Ces derniers ont des doutes surtout quant aux capacités des enseignants à rattraper les cours, mais aussi en ce qui est des dates des examens. Par ailleurs, le ministre de l’éducation nationale, Abdellatif Baba Ahmed, avait appelé, samedi dernier, les syndicats grévistes à «faire prévaloir l’intérêt des élèves par la reprise des cours». En tout cas, les choses en sont là. Ni la tutelle, encore moins les syndicats, ne veulent faire marche arrière dans un conflit qui tend à se radicaliser. Et ce sont souvent les élèves qui en sont les victimes.

Elyas Nour