Guy Bedos était « l’invité » Patrick Simonin une émission diffusée vendredi 31 janvier sur TV5 monde. L’humoriste français est revenu sur le spectacle qu’il a donné à Alger en novembre 2013, l’un des derniers qu’il a donné dans sa carrière. 

Quelques mois après son retour dans sa ville natale Alger, Guy Bedos s’est dit heureux de jouer « Le rideau », pour rideau de fin, son dernier one-man show devant « un public magnifique ». Sa prestation avait été largement saluée par le public algérien qui recevait pour la première fois l’humoriste français. Toutefois Guy Bedos connu pour son humour incisif et très noir était resté très sobre vis-à-vis de l’Algérie lors de son spectacle. « Je n’ai pas voulu trop critiquer le gouvernement, moi je m’en fous je ne voulais pas causer de problèmes aux Algériens. Je me suis dit que s’il y avait la police ou des militaires dans la salle, s’ils applaudissent trop fort à telle ou telle phrase », explique-t-il dans sa vidéo pour explique cette forme d’auto-censure qu’il s’est imposé.

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Il  s’était toutefois autorisé une petite boutade sur le président Abdelaziz Bouteflika quelques mois après sa longue hospitalisation de eà Paris. « Comment ça se fait avec tout le pétrole que vous avez, le Président va se faire se soigner en France, surtout après l’indépendance, à l’hôpital du Val-du-Grâce. Et ça a été très applaudi par le public », rappelle-t-il dans la vidéo.

Souvenirs d’Algérie

Guy Bedos est également revenu sur son départ de l’Algérie après l’Indépendance. « Je me sentais comme un immigré quand je suis arrivé en France », se rappelle-t-il. « Au début c’était difficile, nous étions perçus comme différents », a-t-il encore évoqué. L’humoriste est revenu sur son retour à Alger ou encore à Bône des années après son départ, alors qu’il était adulte. Il y évoque les bouleversements et les traits que l’Algérie a conservé, comme l’usage de la langue française, ou l’architecture. Pour en savoir plus découvrez l’intégralité de son interview ici :