La gendarmerie nationale a publié, aujourd’hui, les conclusions d’une enquête effectuée, durant trois années (2011, 2012 et 2013) relative au rapport existant entre la déperdition scolaire et la criminalité. Il en ressort donc que les jeunes Algériens qui abandonnent leurs études précocement sont largement exposés à ce phénomène.

Sur l’ensemble des personnes impliquées dans des affaires de violence, de vol, d’homicide et de trafic de drogue, durant ces trois dernières années, 1139 sont nées entre 1990 et 1995, c’est-à-dire des jeunes âgés entre 16 et 23 ans. Le chiffre représente un taux de 40,1%. En d’autres termes, près de la moitié des personnes impliquées dans ce genre d’affaires (homicides, viols et drogues) font partie de cette catégorie de la jeunesse.

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Allant dans le détail, sur ces 1139 auteurs de l’une de ces infractions, 281 sont impliqués dans des affaires de violence, soit un taux de 34,82 %, 305 dans des vols, (37,79%), 196 dans des affaires de drogue (24, 28 %) et 25 dans des affaires d’homicides (3,09 %), indique-t-on dans ce rapport repris par l’APS. Parmi eux 59,6 % de ces personnes ont un niveau de scolarité moyen. Bien évidemment, c’est les chômeurs qui représentent la plus grande tranche avec un taux de 58,12 %, alors que le nombre d’étudiants impliqués dans ces affaires reste minime (2,6 %). Ainsi, cette enquête conclut que la déperdition scolaire est l’une des principales causes de la prolifération de la criminalité juvénile. Des jeunes qui se retrouvent du jour au lendemain, dehors, sans la moindre qualification qui leur permet d’apprendre un métier.

Elyas Nour