L’Algérie ne délivre pas assez de visas aux défenseurs des Droits de l’Homme. Un communiqué rendu public hier par cinq organisations des Droits de l’Homme dénonce les restrictions imposées par l’Algérie aux défenseurs des Droits de l’Homme qui souhaitent venir enquêter sur la question du respect des Droits humains.

«Toutes nos organisations ont transmis plusieurs demandes officielles de visites à l’Algérie jusqu’à l’an dernier, mais les autorités algériennes nous ont soit opposé un refus, soit n’ont pas répondu, soit nous ont imposé des conditions d’accès qui ne nous auraient pas permis de mener notre mission de recherche librement», a déclaré pour, par exemple, Michel Tubiana, président du Remdh. De son coté, Eric Goldstein, directeur adjoint pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord chez Human Rights Watch, «l’Algérie reste le seul pays de la sous-région à restreindre de manière générale l’accès de son territoire aux organisations de défense des droits humains. Depuis 2011, nos organisations se sont régulièrement rendues au Maroc, en Libye et en Tunisie, n’y rencontrant que peu d’obstacles, voire aucuns ».

Pourtant, En tant que membre du Conseil des droits de l’homme, l’Algérie s’est engagée à coopérer avec les organisations internationales et régionales de défense des droits humains. Pourtant, les autorités algériennes n’ont pas autorisé la visite du Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture ni celle du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, en dépit de leurs demandes répétées », a déclaré Philip Luther, directeur pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord chez Amnesty International.

Pour Karim Lahidji, président de la FIDH, « l’Algérie, qui siège désormais au Conseil des droits de l’homme, doit mettre fin à cette mascarade consistant à refuser tout examen de son bilan en matière de droits humains ». «Délivrer des visas aux organisations internationales de défense des droits humains et accueillir les experts de l’ONU sur les droits humains serait le signe d’un engagement réel des autorités algériennes au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU », a ajouté Gérald Staberock, secrétaire général de l’OMCT.

« Toutes nos organisations ont transmis plusieurs demandes officielles de visites à l’Algérie jusqu’à l’an dernier, mais les autorités algériennes nous ont soit opposé un refus, soit n’ont pas répondu, soit nous ont imposé des conditions d’accès qui ne nous auraient pas permis de mener notre mission de recherche librement », a déclaré pour sa part Michel Tubiana, président du Remdh.

Ces reproches ne sont pas nouveaux. L’Algérie reste l’un des pays les plus hermétiques dans le monde.

Essaïd Wakli

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