Maltraiter une journaliste au moment même où cette dernière, munie de son ordre de mission, accomplit son travail sur le terrain, n’est-ce pas là une grave violation aux droits de l’homme ?

La scène s’est déroulée samedi dernier sur le lieu du dramatique crash de l’avion militaire à Oum El Bouaghi. Ikram Ghioua, une journaliste de l’expression, a été violentée par un commandant de la Gendarmerie nationale au moment où elle menait un reportage sur le lieu du crash de l’avion militaire à Djebel Fertas, dans la wilaya d’Oum el Bouaghi. Quel est le délit d’Ikram ? Cette journaliste, responsable du bureau de Constantine, a subi un abus de pouvoir criant de la part du commandant en question qui n’a même pas respecté le fait qu’elle soit munie de son ordre de mission l’autorisant à être sur les lieux de événement. L’auteur de l’agression a jugé plus utile d’user de violence pour faire déguerpir la journaliste des lieux, en l’insultant et la poussant par terre. Une conduite condamnable qu’a dénoncée  Brahim Takheroubt, le rédacteur en chef du journal l’Expression.

Même si la Gendarmerie nationale a présenté ses excuses à la victime tout en assurant que le coupable sera sévèrement réprimandé, mais en interne, cela demeure insuffisant. Pourquoi punir le coupable en interne ? Ne devrait-il pas d’abord présenter ses excuses en personne à la journaliste humiliée et violentée alors qu’elle exerçait son travail tout comme lui ? Nous ne devons pas garder le silence sur de tels actes, car la situation risque de devenir contagieuse…

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