Les syndicats autonomes algériens dénoncent leur exclusion de la tripartite

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Les syndicats autonomes algériens sont en colère. Leur exclusion de la prochaine tripartite entre l’UGTA, le patronat, et le gouvernement a irrité la coordination des syndicats autonomes (CSA) qui prévoit de manifester pour dénoncer ce manque de considération. 

La CSA a décidé de ne pas se laisser faire et prévoit d’organiser un sit-in de protestation devant le Palais du Gouvernement le 23 février 2014 à 11 heures, affirme Meziane Meriane, qui est également le président du  Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), membre de la CSA, dans un communiqué visant à rassembler les travailleurs. Le 23 février prochain est également la date de la prochaine tripartite. La CSA veut se faire entendre lorsque le gouvernement, l’UGTA et le patronat discuteront cinq dossiers importants, dont celui de la relance de l’économie nationale notamment par l’encouragement de la production locale, et le pacte économique et social de croissance. « Les syndicats autonomes, représentants légitimes de centaines de milliers de travailleurs, considèrent que cette énième exclusion de la tripartite représente un vrai danger pour la paix sociale et une réelle menace pour la cohésion sociale. Aucune explication rationnelle ne peut être avancée pour justifier une telle décision », peut-on lire dans le communiqué de la  CSA.

Les syndicats autonomes souhaitent défendre les travailleurs algériens de manière indépendante sans pourtant être représentés par l’UGTA, qui fait figure de seul intermédiaire, entre les salariés et le patronat. « A la lumière de l’annonce de la tenue de la tripartite sociale et de l’exclusion des syndicats autonomes et représentatifs, s’inquiète et s’indigne devant la légèreté révoltante avec laquelle les pouvoirs publics appréhendent la question sociale dans notre pays », rappelle encore Meziane Meriane. Et d’ajouter, « La CSA estime, et à juste titre, que l’heure et plutôt à la mobilisation de tous les segments de la société afin de consolider un front interne capable de résister à toutes ces tentatives d’hégémonie politiques et économiques .La déclaration de Monsieur le premier Ministre à ce sujet est plus qu’ éloquente : « front interne fort » capable de prémunir le pays contre des “mains malveillantes” qui tenteraient de porter atteinte à l’unité du peuple algérien. »