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Le numéro vert a permis aux unités des 48 groupements et aux 136 sections de sécurité et d’intervention (SSI) de résoudre 1 743 affaires criminelles. Plus de 4,3 millions d’Algériens ont sollicité les services du numéro vert 10-55 de la Gendarmerie nationale depuis son lancement en 2011. Pour sa troisième année consécutive, ce service a enregistré une moyenne quotidienne de 3 900 appels de jour comme de nuit pour demander aide et assistance, pour dénoncer les criminels et encore signaler un mouvement suspect sur les routes comme dans les villages, douars, cités et quartiers.

Ce qui signifie une augmentation sensible des affaires résolues sur le terrain, avec l’arrestation de criminels en flagrant délit, d’une part, et la délivrance des victimes des griffes des malfaiteurs, avec en appoint la récupération des objets subtilisés. Détaillant les chiffres enregistrés en trois ans, le directeur de la télématique, le colonel Guir Badaoui, a indiqué que le 10-55 a connu une ascension extraordinaire, du fait de la sollicitation des citoyens pour leur sécurité, intervenir sur le champ et réduire le temps et le coût que pourraient générer les enquêtes judiciaires. Avec 2 902 352 appels de jour et 1 330 669 autres appels la nuit, ce service a réussi, avec l’appui des unités des 48 groupements et des 136 sections de sécurité et d’intervention (SSI), à résoudre 1 743 affaires criminelles.

Mieux, pas moins de 88 106 autres appels ont été transférés aux services de la DGSN, de la santé, de la Protection civile, de Sonelgaz et d’administrations pour aider, assister ou orienter le citoyen victime d’un acte quelconque ou ayant besoin d’un renseignement. “Avec le 10-55, la relation entre le citoyen et la Gendarmerie nationale a bien évolué. Celui- ci n’hésite pas à appeler nos services. Que ce soit pour l’état des routes en hiver, les évacuations, les coupures d’électricité, des fuites de gaz ou autres urgences, le citoyen a développé ce réflexe de sécurité, de sa propre sécurité en sollicitant le 10-55.

Ce numéro est une véritable interface entre nous.” Présent à la conférence de presse, le colonel Mohamed-Tahar Benamane, directeur de sécurité publique et de l’emploi (DSPE), a développé le chapitre inhérent aux interventions des unités, dans l’esprit de promouvoir davantage la proximité avec le citoyen. “C’est un moyen indispensable pour le citoyen pour assurer sa propre sécurité et c’est notre devoir de le protéger. Aujourd’hui, l’idéal est de développer la géolocalisation afin de situer le lieu exact d’où l’appel est émis.”

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