Lu sur Le Temps d’Algérie

De violents affrontements ont eu lieu en fin de journée lundi entre lycéens arabes et mozabites au niveau du lycée Afleh Ben Abdelwahab, situé au quartier Kourty de la ville de Ghardaïa. Les élèves des deux camps ont échangé des jets de pierres à la sortie de l’établissement scolaire, alors qu’aucun incident n’a été enregistré auparavant. La situation a été fort heureusement maîtrisée par les sages du village qui sont intervenus un quart d’heure après le début de l’accrochage. Selon l’association des parents d’élèves, la dispute a commencé dans les sanitaires de l’école, où un élève mozabite (ibadite) s’est fait agresser par des écoliers arabes (malékites).

Influencés par les évènements qui caractérisent la ville de Beni M’zab, les élèves ont commencé à échanger des jets de fruits de bigaradiers qui bordent les allées du lycée.

Cela n’a pas suffi à calmer leur colère, alors l’altercation a été reprise à la sortie de l’école, à 17h. A noter que les horaires du lycée ont été modifiés après les actes de violences qui perdurent depuis trois mois entre les deux communautés. Désormais, la  fermeture des établissements scolaires est fixée à 17h, alors qu’auparavant elle se faisait à une heure tardive avec un long break de midi à 14h.  Les habitants de Kourty dont la plupart est ibadite  ont toujours vécu en parfaite harmonie. D’ailleurs, ce quartier a été quasiment épargné par les violences.

Par ailleurs, le lycée Moufdi-Zakaria, situé entre la ville de Thenia et Beni Yzguen est fermé depuis plus de cinq jours, en raison «du manque de sécurité». Le lycée qui regroupe des enfants des deux communautés a été attaqué à maintes reprises, selon les témoignages de parents d’élèves. Hier encore, des affrontements ont opposé les deux communautés, les Arabes malékites ayant refusé la levée de l’emblème aux côtés des élèves mozabites.

Les enseignants de ce lycée se sont plaints du laisser-aller des services de sécurité et les parents des élèves exigent des mesures de sécurité supplémentaires. Des appels à «la grève du cartable» ont été diffusés par le biais de réseaux sociaux par des personnes s’autoproclamant militants des droits de l’homme, «en signe de protestation contre l’insécurité». Pour le moment, la ville de Ghardaïa semble divisée.

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