Revue de Presse. La crise du lait en sachet persiste

0
307
La crise du lait pasteurisé en sachet semble ne pas connaître sa fin. Le ministère du Commerce et celui de l’Agriculture, chargés de résoudre le problème, ne savent plus apparemment sur quel pied danser.

 

Il faudrait juste faire un tour dans quelques quartiers de la Capitale pour faire ce constat. En effet, l’on remarque de longues files d’attente de personnes qui se présentent, très tôt le matin, devant les épiceries, et ce rien que pour acheter ce produit de large consommation, à savoir le lait.

Ce qui est étonnant, c’est qu’il y a quelques semaines, le ministère du Commerce avait soi-disant chargé une commission d’enquête pour arriver aux véritables causes de la crise, et ce qui est encore plus surprenant c’est les résultats illogiques de cette fameuse enquête. Rien que pour dire que le ministère du Commerce a, encore une fois, trouvé son bouc émissaire, qui se trouve être le citoyen lui-même, en remettant en cause sa culture de consommation.

Certes, cette dernière laisse à désirer, mais il y a plus grave. il faut dire qu’au lieu de lancer des reproches au simple citoyen algérien qui ne demande qu’à ne manquer de rien, et de dire que les perturbations dans la disponibilité de ce produit de première nécessité sont dues aux comportements des consommateurs.

Ce ministère devrait renforcer ses unités de contrôle et de se rabattre plutôt sur les barons et la mafia du marché. «Cacher le soleil avec un tamis» dit-on, c’est le cas du ministère du Commerce, qui cherche après conclusion faite à innocenter une bande de mafia qui détourne la poudre de lait subventionné pour en produire d’autres produits laitiers, à savoir les yaourt et autres.

Il est important également de rappeler qu’une liste de mesures avait été prise pour résoudre le problème, et c’était le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, luimême, qui avait ordonné les deux ministères (Commerce et Agriculture) de s’en charger, cependant, on n’est pas à bout de nos surprises, rien n’a changé depuis, la situation persiste et les gens continuent de se bousculer devant les marchands de lait. Où est donc le ministère du Commerce chargé de renforcer le contrôle et de lutter contre la fuite et les détournements, où est également le ministère de l’Agriculture chargé d’augmenter la production du lait, et la réhabilitation de la filière.

Lire la suite sur Le Courrier d’Algérie