Plus de 8.000 personnes ont assisté au premier meeting des boycotteurs à Alger le 21 mars. Photo : Djamila Ould Khettab

Une grève nationale et générale pour désavouer le processus électoral du régime algérien. Voilà l’idée que les boycotteurs du scrutin du 17 avril prochain tentent de mettre en place pour signifier aux autorités algériennes leur refus d’accepter les résultats de cette élection présidentielle. Une élection qui risque fortement d’offrir un 4e mandat à Bouteflika. 

La coordination des partis et personnalités politiques ayant opté pour le boycott de la présidentielle du 17 avril pense sérieusement à lancer un appel à la grève générale en signe de contestation contre la tenue de cette élection présidentielle qui serait « truquée » et « biaisée » à en croire ces partis boycotteurs comme le RCD, le MSP, Jil Jadid ou le Front El-Adala.

D’après des sources proches de cette coalition, les présidents de ces partis étudient en ce moment la possibilité d’organiser une telle grève à l’échelle nationale. Et pour ce faire, une commission politique a été mise en place pour lancer les préparatifs d’une telle action qui se veut être « un véritable coup de poing » contre le processus électoral.  Ces partis politiques veulent aussi mobiliser leurs troupes dans les différentes wilayas du pays pour sensibiliser l’opinion publique à l’importance d’adhérer à cette grève.

Pour le moment, rien n’a encore été décidé, mais l’idée d’une grève nationale le 17 avril prochain fait petit à petit son chemin dans les esprits des boycotteurs. Reste à savoir enfin comment ils comptent l’organiser pour qu’elle atteigne ses objectifs.