Face à ce qu’il considère être une fraude annoncée, Ali Benflis se met à l’heure des propositions. Au cours d’une rencontre organisée ce matin samedi 15 mars à Alger, le candidat à l’élection présidentielle fait connaître ses propositions.

Ali Benflis propose ainsi de réduire la durée du service national à 12 mois au lieu des 18 actuels. L’ancien premier ministre a expliqué que cette décision entre dans le cadre de la professionnalisation de l’ANP.

Autre grande proposition de Benflis : l’instauration d’un revenu national minimum provisoire en vue de restituer « la dignité aux jeunes » sans emplois. Le candidat précise cependant que cette décision n’est valable que durant une période où le chômeur est en recherche de l’emploi.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, Ali Benflis propose la revalorisation de la bourses des étudiants et l’instauration d’une « bourse d’excellence » de sorte à «offrir des conditions dignes» aux étudiants. Il propose également la réhabilitation des infrastructures universitaires de sorte à offrir « de meilleures conditions de vie » aux étudiants. Ali Benflis vise également à créer « des pôles d’excellence » pour fonder une « université de qualité ».

Sur le plan purement politique, Ali Benflis a brocardé une nouvelle fois le clan présidentiel. «La préparation de l’élection du 17 avril prochain a éloigné l’administration de la neutralité et mis le gouvernement dans une position de partie prenante, voire de véritables comités de soutien au président sortant», a protesté l’ancien premier ministre. Plus offensif, Ali Benflis considère que « le pouvoir en place est à bout de souffle et à court d’idées, et cherche à protéger ses intérêts financiers et politiques ».

Pour mobiliser ses troupes, le candidat « indépendant » assure que « ce n’est point vers une campagne électorale que je me dirige, mais vers une bataille pour un Etat de droit ».

Essaïd Wakli