La majorité des candidats à l’élection présidentielle publient des déclarations de ressources incomplètes et entretiennent le secret bancaire.

Les candidats à l’élection présidentielle du 17 avril sont dans l’obligation de publier une déclaration de patrimoine. Tous, le font automatiquement. Sauf que la réglementation n’est pas très précise à ce sujet. Plusieurs d’entre eux ne font pas étalage de leurs comptes bancaires.

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Ali Benouari vient de rendre public la sienne. L’homme est plutôt aisée. Il dispose, donc, de 3 maisons individuelles à Bougaa, dans la wilaya de Sétif, sa région natale. Un bien hérité de son père. Il a également, deux terrains, l’un, destiné à la construction, de 20 hectares, situé dans la même région, l’autre de 14 hectares se trouvant à Medah (Bougaa). Benouari possède également un appartement à Boulevard Krim Belkacem à Alger et deux autres en Suisse. Le candidat est, par ailleurs, propriétaire à 100% d’une entreprise appelée Ecofinance, comme il possède 2400 actions sur 2410 (la majorité) d’une entreprise de sécurité Securitas ainsi que 9,10% des actions d’une entreprise immobilière nommé Gibraltar. Les trois entreprises se trouvent en Suisse. Benouari possède également deux voitures de tourisme. Sauf que celui-ci n’a donné aucun détail en ce qui est de ses comptes bancaires.

Et ce n’est pas le premier qui évite d’évoquer ses finances. Il y a eu, avant lui, Ali Fawzi Rebaine, mais surtout le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier avait évoqué la possession de trois appartements sans citer aucun compte. Ce qui a poussé certains à ironiser en affirmant que le Président reçoit son salaire, de Chef de l’Etat, dans des sacs. L’autre candidat, Ali Benflis, a, par contre, donné les détails de ses comptes, que se soit en Algérie ou à l’étranger.

A noter que la constitution n’évoque pas des sanctions si jamais le candidat «ment» dans sa déclaration de patrimoine. Pour l’heure, la majorité d’entre eux ne veulent pas publier leurs comptes bancaires.

Elyas Nour