Cerné de toute part, Réda Hamiani tente de répliquer. Le président du forum des chefs d’entreprises (FCE) a estimé, lors d’une rencontre tenue ce matin à Alger avec le directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, que la démission du patron de NC Rouiba, Slim Othmani a porté un coup dur à son organisation.

« Il (Slim Othmani) n’a pas pensé aux conséquences de ses propos et maintenant, le FCE est mal vu. Il a une mauvaise image et ses membres sont catalogués comme des voyous », a déclaré Réda Hamiani au site El Watan2014. Malgré cela, et sans crainte de se contredire, le chef du FCE clame que les propos de son contradicteur n’ont pas porté atteinte à l’organisation. «Le FCE n’est pas du tout ébranlé par la position de Slim Othmani. Je respecte sa personne et sa décision, mais les motifs qu’il invoque sont injustes car les statuts et le règlement ne préconisent aucune interdiction », a-t-il déclaré selon la même source.

En guise d’attaque, Réda Hamiani, qui soutient Bouteflika depuis plusieurs années, reproche au patron de NC Rouiba ses absences aux rencontres de l’organisation patronale. «Je lui demande juste d’être plus présent au FCE. Il fait partie du Comité d’organisation stratégique mais n’a pourtant mis les pieds à aucune réunion. Je suis d’accord pour qu’il se positionne en donneur de leçon mais qu’il vienne aux assemblées générales », dit-il au même média.

Pis, Réda Hamiani explique que « à part le courrier de Hamiani » il n’a reçu aucune autre démission. Ceci alors que des informations de plus en plus insistantes évoquent des démissions en cascade.

Pour se couvrir, Hamiani justifie que son organisation n’est pas la seule à financer la campagne des candidats. «Dans certains pays, comme les Etats-Unis, les patrons organisent des déjeuners informels avec les partis politiques, qu’ils financent par ailleurs», justifie Hamiani.

Essaïd Wakli