Un cordon sécuritaire impressionnant pour empêcher le rassemblement des partis boycotteurs. Alger, le 12 mars 2014. Photo : Djamila Ould Khettab

La situation politique en Algérie commence à faire réagir à l’international. Les manifestations contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika réprimées, l’arrêt de la diffusion de la chaine Al Atlas ne sont pas du goût de la France. La pays a appellé l’Algérie à respecter les libertés et droits de ces opposants. 

A la veille d’une nouvelle vague de manifestations en Algérie contre le 4eme mandat d’Abdelaziz Bouteflika, la France a décidé d’intervenir pour la défense des droits des manifestants. Pour la première fois l’Etat français a réagi par la voix de son Ministère des Affaires étrangères. « Nous souhaiterions que la liberté de la presse et d’expression soit respectée en Algérie », a indiqué  à l’agence Reuters le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères français, Romain Nadal. « Le droit de manifester de manière pacifique fait partie des libertés fondamentales et nous espérons  que ces libertés essentielles soient respectées en Algérie comme dans le reste du monde », a ajouté le diplomate français.

Plusieurs rassemblements ont été organisés pour faire invalider la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, qui souhaite briguer un 4eme mandat présidentiel. Les sit-in organisés à Alger depuis le début de la contestation se sont soldés au total par 264 interpellations, dont 30 de journalistes. En outre, la gendarmerie a procédé à la confiscation du matériel de la chaîne de télévision privée Al Atlas, connue pour son opposition à Abdelaziz Bouteflika. Depuis quelques jours la chaîne ne peut même plus émettre de signal, en raison de pressions des autorités algériennes exercées sur son provider, le jordanien Noorsat Satellite.

La rédaction avec agence