L’ancien Emir de l’AIS, Madani Merzag : « Bouteflika aurait mieux fait de partir »

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Madani Mezrag, l’ancien chef de l’Armée islamique du salut (AIS), le bras armée du parti islamiste dissout le Front islamique  du salut (FIS) a révélé, mardi,  l’existence de contacts entre lui et le candidat à la présidentielle, l’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis.

C’est du moins ce que Madani Mezrag a expliqué dans les colonnes du quotidien arabophone «Echourouk». Celui-ci vient donc de confirmer les informations qui ont circulé ces derniers jours à propos d’un «rapprochement» entre Benflis et les anciens dirigeants du FIS. Mezrag affirme que la question du retour politique du FIS n’a pas encore été évoqué. Celui qui refuse d’être défini comme un terroriste n’a pas, toutefois, exprimé clairement sa préférence entre Ali Benflis et Abdelaziz Bouteflika. En ce qui est de l’actuel chef de l’Etat, Mezrag a fait savoir que celui-ci n’a pas tenu ses promesses notamment concernant la réconciliation nationale, lors des trois premiers mandats.

Il ajoute qu’il se pourrait que l’AIS soutienne Bouteflika mais à condition que celui-ci «s’engage publiquement à remettre le pays sur rail en allant jusqu’au bout dans la mise en application de la politique de réconciliation nationale». Le chef de l’AIS estime, néanmoins, que vu son état de santé, Bouteflika aurait mieux fait de se retirer.  Mezrag affirme même que le maintien de Bouteflika contribue à exacerber la crise du pays. En somme, Madani Mezrag souligne qu’il est toujours en contact avec les différents candidats à l’élection présidentielle et qu’il ne se prononcera qu’après avoir eu vent des programmes de chacun d’eux.

A rappeler enfin que l’un des anciens responsables du FIS, en l’occurrence Rabah Kébir, a fait remarquer aussi que le débat autour du retour à la politique du FIS n’est pas d’actualité parce que concrètement celui-ci n’existe plus sur le terrain. Ce n’est qu’un vestige d’un fond de commerce que les uns et les autres utilisent périodiquement.

Elyas Nour