Plusieurs acteurs politiques ont condamné la gestion  de la manifestation contre le 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Candidats à la présidentielle, membres de partis politique, ou opposants, ils ont été nombreux à critiquer les arrestations massives.

La manifestation qui s’est déroulée ce matin à Alger, n’a pas laissé de marbre la classe politique algérienne. Ali Benflis candidat à la présidentielle, a pris le parti des manifestants en défendant leur liberté d’expression.  « Le candidat indépendant Ali Benflis dénonce avec vigueur les atteintes à la liberté d’expression suites aux manifestations qu’a connue Alger et différentes ville du pays », a précisé l’équipe de campagne du candidat quelques heures après la fin du rassemblement.  « Monsieur Ali Benflis considère qu’il est du droit du citoyen algérien d’exprimer son opinion sans qu’il fasse l’objet d’une quelconque forme de pression ou de répression estimant que cette expression fait partie intégrante des droits individuels et collectifs qui constituent l’essence du projet de renouveau national, lui-même fondé sur une société des libertés et qui sera soumis à l’appréciation souveraine du peuple algérien à l’occasion du prochain scrutin présidentiel », a encore précisé son staff de campagne.

Du côté de Jil Jadid, dont plusieurs membres ont été interpellés ont dénoncé la conduite des policiers. « Six cadres et militants du parti Jil Jadid viennent d’être embarqués par les forces de l’ordre » a indiqué le parti dont le candidat  à la présidentielle Sofiane Djilali a décidé aujourd’hui même de se retirer de l’élection, dénonçant un « processus de coup d’état et non électoral ».

Le parti mené par Abdallah Djaballah, le Front Al Adala a également dénoncé l’arrestation de deux de ses membres présents lors du rassemblement.  » Amar Khababa avocat, et Samir Benarbi journaliste ont été arrêtés », a indiqué le parti qui condamne ces arrestations arbitraires.

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