mouloud hamrouche

Le forum du quotidien Liberté accueillait ce dimanche matin Mouloud Hamrouche pour un débat autour de la Présidentielle. Le militaire à la retraite n’a pas donné de consigne de vote, mais a interpellé trois hommes : Abdelaziz Bouteflika, Gaïd Salah et Mohamed Mediene (Général Toufik) en les exhortant à sauver le pays avant de passer le relais. 

Mouloud Hamrouche a joué le jeu des questions-réponses ce matin au forum du journal Liberté face à de nombreux journalistes et une assistance dans laquelle se trouvait notamment le général Yala et l’ex député FFS, Bouchachi, qui a récemment démissionné de ses fonctions de députés.  Mouloud Hamrouche que l’on voyait soit candidat à la présidentielle, soit s’opposer au 4eme mandat n’a certes pas donné de consignes de vote mais a souligné le fait que la sortie de crise de l’Algérie était notamment entre les mains du Président sortant. Mais pas seulement. « Trois hommes portent le fardeau de sauver le pays, Bouteflika, Gaid Salah et Mohamed Mediene », ce sont même trois hommes qui ont « la solution » d’après l’ex-militaire.

 Mouloud Hamrouche, qui souligne les « conflits à l’intérieur du pays » appelle donc à une réconciliation de ces trois hommes pour le bien de l’Algérie, qui pourront faire émerger un « processus d’entente nationale ». Le militaire à la retraite demande donc de déplacer le débat de la présidentielle. « Les grandes menaces sont importantes que le 4e mandat ou non » a-t-il estimé.  « On ne demande pas un bilan, on est à la recherche d’une issue », a-t-il encore lancé demandant à ces mêmes trois hommes de « donner le clés pour résoudre la crise avant de passer le relais ».

L’ex-militaire est longuement revenu sur la gestion de l’Etat et les hauts responsables chargés de gérer le pays. Pour lui il s’agit du problème numéro 1. « Nous n’avons plus de gouvernement mais un nombre de ministres », a-t-il indiqué. « Nous n’avons plus d’administration gouvernementale », s’est-il encore inquiété.  Une résolution qui passe par un changement globale de l’Algérie, « je me suis exprimé parce que j’ai conclu que ce système ne peut plus se renouveler », a-t-il précisé.

Armée légitime mais à renouveler

En outre Mouloud Hamrouche s’est penché sur le rôle de l’armée et ses rapports difficiles avec la société. « Je n’ai jamais mis en équivalence la légitimité citoyenne à la légitimité de l’armée », a-t-il indiqué.  Il  a d’ailleurs rappelé qu' »en 1994 j’avais dis qu’aucune armée au monde, quelque soit sa force, ne peut empêcher une guerre civile », et que cette remarque valait toujours aujourd’hui.

« Les rapports entre la société, le pouvoir et l’armée posent problème. Bouteflika, Mediene et Gaid Salah doivent d’abord exprimer leur engagement au changement. La nouvelle génération de militaires observe ce qui se passe dans le voisinage et s’interroge sur des schémas », a encore analysé Hamrouche qui a estimé qu’il fallait former les nouvelles générations d’officier et faire en sorte que « l’ancienne génération se préparer à partir, mais pas dans le désordre ».

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