Pour Ali Benflis les propos d’Abdelmalek Sellal sont preuve de « l’arrogance de certains responsables »

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Ali Benflis, escorté par ses militants, entre au Conseil constitutionnel pour déposer son dossier de candidature. Le 4 mars 2014 à Alger.

La dernière «blague» de l’ex-Premier ministre et directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal, à propos des chaouis n’a pas laissé indifférent le candidat à l’élection présidentielle, Ali Benflis. Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, la direction de campagne de ce dernier lie cette «bourde», au «caractère inacceptable», à l’ «arrogance de certains responsables» qui est le résultat de la «privatisation de l’Etat».

Une privatisation représentée par «l’engagement des structures de l’Etat sous la forme d’un partie pris flagrant dans la collecte de signatures de complaisance, la mise au pas express du Conseil constitutionnel, de l’UGTA et de la principale organisation patronale et tant d’autres mesures destinées à consacrer la soumission de l’Etat et la confiscation de ses prérogatives par une équipe de campagne».  Le candidat Benflis qui avait promis qu’il ne se tairait pas lors de cette campagne électorale s’il observait des dépassements, commence, certes tout doucement, mais sûrement  à délier sa langue…

Selon l’équipe de Benflis, la dernière déclaration de Sellal «représente un acte autant irresponsable qu’indélicat, dénote d’un défaut de sens de l’Etat et participe d’un esprit négatif qui marque cette campagne dominée par le mépris et le manque de considération pour le peuple et ses valeurs». «Le candidat Ali Benflis observe avec grand regret que le long règne marqué par le régionalisme, le clientélisme et la corruption se décline tout naturellement en attitudes qui sont des sous-produits de ces fléaux qui marquent la vie de la nation», ajoute-t-on dans cette déclaration. A cet effet, Benflis «appelle à la raison et au respect des valeurs sacrées des Algériens, qui ne sauraient ni faire l’objet d’un usage dans la campagne électorale, ni constituer un argument de campagne et encore moins à viser des adversaires engagés dans cette compétition qui ne devrait pas déborder de son cadre politique». Par cette déclaration Benflis laisse entendre que Sellal a provoqué d’une manière prémédité la population de la région à laquelle il appartient.

Elyas Nour