Lu sur Liberté

Les enfants de l’arrière pays et des zones rurales les plus recluses ont fait le déplacement tôt ce jeudi matin à Batna pour  manifester  et pour exprimer leur totale rejet des déclarations du directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal à l’égard des Chaouis. Les excuses formulés par le concerné n’ont eu finalement aucun effet. Des milliers de citoyens ont envahi la ville pour exprimer leur mécontentement et leur désaveu de ce qui se passe dans le pays.

Vers 9h30, il étaient une centaine prés de la sortie de l’université et à l’ombre du buste El Hadj Lakhdar. En moins de 45 minutes la placette n’arrivait plus à contenir les manifestants qui sont venus de plusieurs wilayas voisines (Kenchella, Tebessa, Souk Ahras, Oum el Bouaghi , Biskra) . Il y avait également de nombreux les habitants des villages limitrophes à la ville.

Plusieurs mouvements et associations étaient représentés au milieu de la foule. On pouvait distinguer des membres de Barakat , du mouvement culturel Amazigh, et également simples citoyens , dont certains y étaient en famille. Tous brandissaient des banderoles et des drapeaux algériens et même l’étendard Amazigh. Les manifestants chantaient en chœur tour à tour l’hymne national( Qasamen)  , « ulac smah ulac » , « jiche chaab mâk ya zeroual » ou encore « IMAZIGHEN assa azeka »….

Le nombre des manifestant qui n’a pas cessé de gonfler en dépit des barrages installés ça et la sur les route de wilaya et de daïra pour empêcher et ralentir l’arrivée des bus et taxis de certains militants qui ont fait le déplacement de la kabylie. Au mileu de cette foule certaines personnes  essayaient de disuader  les jeunes participer à la manifestation, mais finalement sans succès.  L’un des jeunes lançait « eux ils ont des intérêts et des comptes en banque alimentés par leur maitres, par contre nous , nous n’avons que notre dignité et honneur et ça ne se vend pas ».   Ils étaient plus de 4000 au départ en empruntant la route de Biskra à l’approche du centre ville le nombre avoisinait les 5000 milles.

A l’approche du domicile du président Zeroual c’était l’ébullition.

Lire la suite sur Liberté