Au moment où le Ministre de la santé, Abdelmalek Boudiaf ne cesse de rassurer les Algériens quant à l’amélioration du secteur hospitalier, en promettant la construction, à court terme, de nouveaux CHU et la réhabilitation de centres de santé de proximité, comme il l’a affirmé dimanche à Skikda, des Algériens continuent à mourir faute d’une prise en charge à l’hôpital.

Samedi, une femme malade, de 61 ans, originaire de Mostaganem, est décédée à Oran, à cause d’un retard enregistré dans la programmation d’une intervention chirurgicale. En effet, la patiente n’a pu bénéficier d’une «hystérectomie totale» – l’ablation totale de l’utérus – qui devait lui être prodiguée après sa radiothérapie faite au mois de décembre dernier. Un retard lié à l’absence de rendez-vous à court terme pour effectuer un scanner. Le sien était programmé pour le mois d’après. Faute de soins et de place dans le calendrier chargé des interventions chirurgicales, la malheureuse patiente est morte samedi.

De plus en plus de citoyens font face aux retards pris dans la programmation des radiographies. Un retard auquel sont confrontés même les cancéreux, dont le respect de la périodicité de leurs soins (chimiothérapie, radiothérapie…) est pourtant vital.

« Connivences » entre le services hospitaliers publics et les radiologues privés ?

Samedi, l’Observatoire des droits de l’homme de Tizi Ouzou a rendu public un communiqué dans lequel il dénonce cette situation. Son responsable a même laissé entendre qu’il se pourrait qu’il y est une « connivence » entre les chefs de services hospitaliers et des radiologues privés. Les citoyens sont systématiquement dirigés vers certains privés, dénonce le directeur de l’Observatoire des droits de l’homme de Tizi Ouzou. Ceci expliquerait que les plus aisés arrivent à s’en sortir étant donné qu’ils peuvent toujours s’offrir un scanner dans un centre privé tandis que les plus démunis payent les pots cassés.

Elyas Nour