La société civile algérienne se mobilise pour faire libérer de jeunes, qui ont été arrêtés en marge d’une manifestation du mouvement Barakat !, la veille de l’élection présidentielle. 

Le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) a lancé samedi 26 avril une pétition pour la libération de Mohamed, dit Mohand, Kadi, membre du RAJ et de Moez Bennecir, un jeune de 25 ans. Arrêté par les forces de l’ordre le 16 avril dernier, soit la veille de l’élection présidentielle, en marge d’une manifestation du mouvement anti-4è mandat Barakat ! à Alger-centre, ces deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue jusqu’au dimanche 20 avril à la division centre de la police judiciaire d’Alger. Puis, ils ont été placés sous mandat de dépôt à la prison de Serkadji à Alger. Leurs familles sont restées 48 H sans nouvelles d’eux.

Le jeune militant de RAJ, un comédien originaire de Tizi Ouzou, et le jeune Tunisien, qui travaille dans une maison d’édition, d’après Abdelouahab Fersaoui, président de RAJ, sont aujourd’hui poursuivis pour « attroupement non armé » et « atteinte à l’ordre public » Ils attendent leur procès, du fond de leur cellule de prison. Or les deux jeunes hommes affirment avoir été arrêtés « par hasard » et ne pas avoir participé à la manifestation de Barakat !

Les associations et personnes signataires de la pétition mise en ligne par RAJ condamnent « l’arrestation et l’incarcération » de Mohand et Moez et exige la « libération rapide et inconditionnelle » des deux jeunes incarcérés. La pétition, destinée aux autorités algériennes, a déjà été signée par la LADDH, le CLA, des avocats ainsi que des citoyens.

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