L’épilogue de l’élection présidentielle du 17 avril a été donnée par le Conseil Constitutionnel hier soir. Mourad Medelci, le président de l’institution a donné les résultats définitifs du scrutin proclamant offciellement Abdelaziz Bouteflika président avec 81,49 % des voix, et estimant que cette élection s’est déroulée dans la « transparence ». 

Le Conseil constitutionnel a affirmé tout comme le ministre de l’Intérieur le 18 avril dernier que l’élection présidentielle s’est déroulée « dans de bonnes conditions ». Il a ainsi rejeté l’hypothèse d’éventuels dépassements durant le scrutin présidentiel, en estimant qu »au du « nombre limité de réclamations, le Conseil constitutionnel considère que les élections présidentielles se sont déroulées dans de bonnes conditions, permettant ainsi à l’ensemble des électeurs d’exercer pleinement leur droit constitutionnel et de choisir, en toute liberté ». Les candidats à savoir Moussa Touati et Ali Benflis  qui ont dénoncé des fraude le jour de l’élection présidentielle n’ont pas obtenu gain de cause auprès de l’institution.

Les recours déposés pour contester l’élection ont tous été rejetés. Les 94 recours déposés auprès du Conseil Constitutionnel ont tous été déclarés « irrecevables ». Émanant de 4 wilayas, dont Laghouat, Oum El Bouaghi, Batna et Tlemcen les recours portaient sur des « irrégularités constatées » lors des opérations de vote de la présidentielle du 17 avril 2014, a indiqué mardi soir Mourad Medelci dans un communiqué sur les résultats définitifs de l’élection.

Les 94 recours examinés par le Conseil ont surtout été rejetés pour des raisons de forme plutôt que de fond. 43 recours n’ont pas respecté l’obligation de préciser les réclamations sur les procès-verbaux de dépouillement des voix disponibles au niveau des bureaux de vote. Quant aux 51 recours restants, ils ont été déclarés « irrecevables » aussi car « transmis au greffe du Conseil constitutionnel après expiration du délai fixé par le Conseil constitutionnel, à savoir vendredi 18 avril 2014 à 12h00 », indique encore l’institution dans son communiqué.

En revanche rien n’a été indiqué sur les dépassements observés durant la campagne électorale, durant laquelle plusieurs articles du code électoral n’ont pas été respectés.

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