Amara Benyounès, Président du MPA (Mouvement populaire algérien), ministre du Développement industriel et de la promotion de l’Investissement et Amar Ghoul, président du parti islamiste Taj, ministre des transports, ont, tous deux, annulé les meetings qu’ils devaient animer hier à Batna.

Le responsable fédéral à Batna du parti de Benyounes évoque des «formalités administratives», rapporte le quotidien francophone El Watan, puisque «le chargé de la campagne de Bouteflika sur place n’avait pas formulé à temps les demandes nécessaires auprès des autorités locales». Une explication très inattendue, étant donné le nombre important de responsables mobilisés pour organiser ce type de meeting. Comment est-il possible d’omettre une étape aussi importante ?

En vérité, l’annulation est due à une démission collective des militants de ce parti politique à Batna. Cela est vraisemblablement dû à la plaisanterie du directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, à l’égard des  chaouis. Il faut aussi compter sur les phrases assez provocantes d’Amara Benyounes, que beaucoup d’Algériens n’ont pas digéré. Les deux personnalités, et d’autres encore, sont devenues indésirables dans plusieurs régions du pays.

Les 7 membres du bureau communal du MPA à Batna, qui ont donc préféré claquer la porte, estiment que leur président, Amara Benyounes, prend des décisions, notamment celle de soutenir Bouteflika, sans s’en référer à sa base. Par ailleurs, Amar Ghoul, qui devait également animer un meeting hier à Batna, à Barika plus précisément, a dû l’annuler pour les mêmes raisons. Chez son parti, Taj, la saignée est plus grave encore. Selon El Watan, 29 communes sur les 37 structurées sont démissionné. A noter, également que l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, devait animer, en cette fin de semaine, un meeting à Batna. Il l’a annulé suite à des rapports des services de sécurité, pour être remplacé par Amar Saâdani.  

Elyas Nour