Pour ressouder ses rangs face à l’agenda du pouvoir, l’opposition innove. Les personnalités et partis politiques membres du front du boycott, renommé la « Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique », ont élaboré une plate-forme qu’ils vont soumettre au pouvoir. Ils rencontreront dimanche 27 avril Ali Benflis.
Selon des sources au fait du dossier, le document comporte plusieurs chapitres. A commencer par l’agenda et les priorités qui permettront de « sortir le pays de la crise ». Selon un des membres du comité de rédaction de la plate-forme, le texte comporte une « révision consensuelle de la constitution ». Le texte fondamental devra être élaboré conjointement entre l’opposition et le pouvoir après un large débat national autour de la question.
Dissolution de « toutes les assemblées élues »
La deuxième étape proposée par les partis de la Coordination concerne la dissolution de « toutes les assemblées élues » et l’organisation d’élections anticipées. « On ne peut pas continuer à fonctionner avec des institutions illégitimes », estime notre interlocuteur qui précise que « toutes les lois, à commencer par le Code électorale, devront être revues dans le sillage de la révision de la constitution ».
Election présidentielle anticipée
La troisième et dernière étape proposée est l’organisation d’élection présidentielle anticipée comme couronnement du changement de tout l’édifice institutionnel. Avant d’arriver à ces étapes, les partis qui constituent cette Coordination se sont entretenus avec des personnalités à l’image de Sid-Ahmed Ghozali et Mouloud Hamrouche. Ce dernier aurait recommandé, selon Lakhdar Benkhellaf, dirigeant du FJD (Front Justice et développement), de sauvegarder certaines institutions en cas de changement, notamment l’armée.
Entrevue avec Benflis
Les partis de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique, pour rappel le RCD, le MSP, Islah, FDJ, Jil Jadid et l’ancien premier ministre, Ahmed Benbitour. Ce groupe va rencontrer dimanche  27 avril le candidat malheureux Ali Benflis avant d’aller vers une conférence nationale de l’opposition, prévue le 17 et 18 mai.
Essaïd Wakli
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