Les premières sanctions commencent à s’abattre contre l’opposition et les médias qui la soutiennent. Les responsables de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) ont signifié, aujourd’hui lundi 14 avril, à la direction de Djazaïr News la cessation de toute publicité dans le journal.

La raison de cette suspension unilatérale est expliquée par l’ouverture des locaux de ce journal à l’opposition. Le quotidien que gère le tonitruant journaliste H’mida Ayachi a, en effet, permis aux animateurs de mouvement barakat de se réunir dans ses locaux, ce qui a provoqué l’ire du pouvoir en place. Surtout que ce quotidien fait partie des rares publications qui affichent leur opposition à un quatrième mandat tout en essayant de rester professionnel. Certaines sources indiquent que d’autres journaux qui restent encore dans l’opposition, à savoir le Soir d’Algérie et Liberté, vont subir le même sort.

A la différence de ces deux derniers quotidiens francophones, les deux versions (arabophone et francophone) de H’mida Layachi vivent exclusivement de la publicité publique. L’arme de la publicité a toujours été brandie contre les journaux qui ne suivent pas la ligne dictée par le pouvoir en place. Il y a quelques mois, deux quotidiens appartenant à Hichem Aboud ont été fermés faute de publicité étatique. Le directeur, aujourd’hui exilé, était très virulent à l’égard du régime et de l’entourage du Président Bouteflika.

Essaïd Wakli

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