Plusieurs organisations au lendemain de l’élection présidentielle ont déjà amorcé un débat autour de la transition politique. Afin d’engager d’ores et déjà une discussion sur le renouveau politique, elles débattrons samedi 26 avril 2014  pour envisager des solutions politiques mettant un terme au système clanique algérien. 

Le SNAPAP, SESS, SATEF, RAJ, SOS -Disparus,  CNDDC (Chômeurs), LADDH, CLA, Mouvement 10 avril 2014 (Boumerdès), SNAE (Syndicat national autonome des étudiants) se sont réunis ce samedi 19 avril pour appeler à un débat politique visant à mettre fin au système algérien qui ne cesse de se reproduire. Ainsi ce mouvement appelle dans un communiqué à se réunir le 26 avril, et à débattre à la maison des syndicat pour proposer une alternative politique au système algérien actuelle. Il invite notamment les partis politiques à prendre position et à ne pas laisser faire alors qu’Abdelaziz Bouteflika s’apprête à entamer un 4e mandat, dénonçant notamment « l’émiettement des forces en lutte reste un handicap pour amorcer un changement démocratique ».

L’élection présidentielle a fait réagir le milieu militantiste qui a travers ce communiqué commun critique  « les pseudo-dialogues, les fausses réformes ainsi que les simulacres d’élections ne peuvent produire le changement espéré par les algériennes et les algériens : la crise et l’impasse politique n’ont fait que s’accentuer. »

Pour ces organisations seul le débat permettra de défendre une société de droit et démocratique dans laquelle « émergeront des contres pouvoirs » avec notamment  « un Etat de droit consacrant la séparation effective des pouvoirs. Le rétablissement de la souveraineté populaire à travers des élections libres et transparentes organisées par une instance indépendante de toute tutelle administrative ou autre ».