La CNSEL a reçu deux recours relatifs à des cas de fraude depuis vendredi. De son côté, le Conseil constitutionnel étudie 94 recours.

Le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a été réélu, pour un quatrième mandat, avec 81,53 % des voix exprimées lors de l’élection présidentielle du 17 avril avec un taux de participation de 51,70% selon les résultats préliminaires donnés, le lendemain, vendredi, par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des collectivités  locales, Tayeb Belaiz. Des chiffres que contestent les partis de l’opposition, notamment ceux qui ont appelés au boycott de cette élection, qui considèrent que le taux de participation a été gonflé.

Ces résultats ne seront validés que d’ici quelques jours par le Conseil constitutionnel. Cette instance, présidée par Morad Meldeci, a effectivement annoncé ce samedi qu’elle se penche, depuis vendredi, sur le traitement des 94 recours déposés par les uns et les autres, sans donner plus de détails sur le sujet. «A L’issue de la clôture officielle des opérations de vote pour l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel, rendu destinataire de l’ensemble des procès-verbaux élaborés par les commissions électorales de Wilaya et celle des résidents à l’étranger, a procédé dés vendredi à l’examen du contenu des procès-verbaux, des résultats qui y sont consignés et des recours  déférés, au nombre de 94», a indique le Conseil,

dans un communiqué. Bien évidemment, ceux qui ont déposés ces recours ne s’attendent pas à un miracle vu que le Conseil constitutionnel n’a jamais remis en cause les chiffres du Ministère de l’intérieur, si ce n’est quelques «ajustements» qui ne pourrait apporter des changements à la tendance générale.

A noter, par ailleurs, que le président de la Commission nationale de supervision  de l’élection présidentielle (CNSEL), Lachemi Brahmi, a indiqué hier que la commission a été destinataire de deux recours faisant état de «fraude», l’un concerne quatre enveloppes, alors que le second porte sur «des signatures». Des dossiers remis à la justice.

Elyas Nour