Alors qu’ils sont censés contrôler le scrutin présidentiel, certains observateurs internationaux jouent plutôt aux laudateurs. Ils sont venus surveiller le scrutin, mais surtout pour louer les vertus du pouvoir qui veut faire croire à une transparence absolue pendant l’élection présidentielle. 

Si les louanges des représentants de la Ligue arabe et de l’Union africaine ne sont pas une surprise, les déclarations des représentants de l’Union européenne sont surprenantes. « Les institutions (algériennes) préparent très bien et de manière très sereine l’élection présidentielle », a déclaré, hier, l’observatrice indépendante, Anne-Marie Lizin selon les propos rapportés par l’APS.

Mme Linzin, ancienne députée européenne, a indiqué que l’Algérie « est un pays qui veut le calme et veut vivre en paix. Si nous pensons aux révolutions dans les pays arabes, l’Algérie est un pays où la population veut la paix », a-t-il ajouté à l’issue d’une rencontre avec le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra. « La stabilité de l’Algérie intéresse l’ensemble des pays européens », a-t-elle lâché.

Avant la députée, c’était autour d’une autre grande personnalité européenne de faire l’éloge de la « démocratie algérienne ». Miguel Angel Moratinos, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères a salué, lui aussi, « le sérieux » des autorités algériennes. « Je dois dire que depuis mon arrivée à Alger, j’ai constaté le sérieux de l’organisation de cette élection présidentielle et que toutes les mesures  légales juridiques sont en place », a déclaré M. Moratinos lors d’un bref point  de presse, à l’issue de son entretien avec des membres de la Commission nationale  de surveillance de l’élection présidentielle du 17 avril (CNSEL). Pourtant, Moratinos ne sera même pas présent à Alger le jour du scrutin.

Ces affirmations sont en contradiction avec les déclarations de l’Union européenne qui ne sera pas représentée dans l’élection présidentielle d’avril prochain. Bruxelles reproche aux autorités algériennes le retard dans l’envoi de la demande sollicitant la désignation d’observateurs européens.

Essaïd Wakli

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