Le déroulement de l’élection présidentielle a démontré la limite de la commission de surveillance et de supervision du scrutin. La preuve en est que malgré tous les dépassements constatés, les deux organismes, chargés de veiller au bon déroulement de l’élection n’ont rien relevé ou presque. Seuls quelques remarques sans grande incidence sur le déroulement du scrutin ont été relevées.

Alors que les chaînes de télévisions privées, notamment Ennahar et Ajwaa ont continué à jeter leur venin sur Ali Benflis bien après la fin de la campagne électorale, ce n’est qu’aujourd’hui que la commission de supervision de l’élection a ordonné à la seule chaîne Ennahar de cesser ses attaques contre le candidat indépendant. Interrogé, le président de la commission nationale de surveillance, Fateh Boutbig, a estimé que « nous n’avons rien reçu ! ». Pourtant, les attaques sont publiques et tous les observateurs ont relevé ces écarts.

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Pire que cela, durant toute la journée, la commission de surveillance, qui regroupe les représentants des candidats, n’a enregistré que quelques petites plaintes ! Très faible par rapport aux dépassements. Là aussi, Fateh Boutbig, flanqué des autres représentants, répond qu’il « n’a pas été saisi ». Comme la justice de ce pays, donc, la commission attend qu’elle soit saisie. L’autre commission, celle des juges, botte aussi en touche. Alors que les plaintes affluent de partout, son président, Lachemi Brahmi a estimé que les élections se déroulent dans de « bonnes conditions ». Il estime que les plaintes déposées sont « marginales ». Autant dire que toutes ces commissions ne servent pas à grande chose.

Essaïd Wakli