A en croire des sources généralement crédibles, l’éventualité d’un deuxième tour est intégrée désormais. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, aurait instruit les walis de se préparer à ce cas de figure. Il les aurait saisis par une note confidentielle.

La campagne électorale du candidat Bouteflika a battu de l’aile depuis le premier jour de son lancement. Le présage est mauvais, au vu de la faible mobilisation aux meetings des préposés à cette campagne par procuration. Dans l’absolu, la voie est ouverte devant un deuxième tour. En haut lieu, l’éventualité serait prise très au sérieux. Contrairement aux trois scrutins présidentiels passés, auxquels Bouteflika a souscrit et gagné, celui en perspective ne s’est pas présenté sous les meilleurs auspices pour le Président sortant. Face à ses concurrents, il est parti en compétition avec un handicap majeur : sa maladie quasi invalidante et sa longue convalescence. Impotent, il s’est déchargé, contraint, sur des procurés pour mener campagne électorale à son profit. Dès lors que Bouteflika était absent à cette joute électorale, ses affidés, recrutés dans le gouvernement et dans les partis gravitant dans le giron présidentiel, il était établi que la tâche des Sellal, Benyounès, Ghoul, Belkhadem, Ouyahia et autres Saâdani et Sidi Saïd ne serait pas une sinécure. La difficulté pour ces derniers à rallier à la cause du candidat absent s’en est fait ressentir dès les premières escales de campagne. S’ils n’ont pas vu leurs meetings perturbés par les opposants au 4e mandat d’affilée pour Bouteflika, dont l’incapacité à gouverner est patente, ils ont dû souffrir le long du parcours électoral de la défection des citoyens.

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