Les services de sécurité sont en état d’alerte maximale. Alors qu’on s’attendait à la levée du dispositif déployé pour surveiller l’élection présidentielle du 17 avril dernier, voilà que l’attentat terroriste perpétré le 19 du mois en cours a changé la donne. D’ailleurs, au lendemain de ce lâche attentat, toutes les unités spéciales et toutes les brigades mobiles de la Police judiciaire, que ce soit de la Gendarmerie nationale ou de la Sûreté nationale, ont été mobilisées pour renforcer les barrages de contrôle au niveau des wilayas de Tizi Ouzou, de Bouira, de Boumerdès et d’Alger.

Mais surtout à Alger où le spectre de l’incursion terroriste se fait sentir au vu du nombre de policiers et de gendarmes déployés dans de nouveaux barrages de contrôle. Visibles à l’entrée des agglomérations comme au niveau des autoroutes, les services de sécurité ont recouru à tous les modes d’emploi de la lutte antiterroriste pour resserrer l’étau sur les groupes armés actuellement encerclés par les unités parachutistes dans les monts boisés de la Kabylie. Car, ces groupes criminels pourraient à tout moment frapper dans les wilayas limitrophes pour faire diversion et desserrer cet étau sur les hordes criminelles réactivées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) à la veille de l’élection présidentielle.
En ce sens, le dispositif de sécurité déployé lors de cette échéance électorale, et qui devait prendre fin ce matin (24 avril) sera maintenu jusqu’à nouvel ordre afin de permettre aux unités de la lutte antiterroriste de venir à bout du groupe armé traqué par l’ANP en Kabylie. Rien que dans le Grand-Alger, les automobilistes ont ressenti cette pression des services de sécurité qui recourent à la fouille systématique des véhicules et à leur identification, mais aussi des personnes suspectes. Mieux, des unités spécialisées ont été mobilisées pour effectuer des patrouilles pédestres et tenter de repérer le moindre mouvement suspect des personnes recherchées ou suspectées. Les identifications des personnes sont également à l’ordre du jour dans les ruelles d’Alger où ces unités pédestres opèrent de jour comme de nuit.

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