Disponible gratuitement sur Internet depuis jeudi, le premier web documentaire marocain, “To My Land” de Nabil Ayouch, est un carnet de voyage au cœur du Proche-Orient et la genèse de son premier documentaire. Une invitation à écouter, une deuxième fois après “My Land”, ceux qui vivent le conflit israélo-palestinien et donner un éclairage nécessaire à ce drame qui dure depuis plus de 65 ans.

À l’automne dernier, le public marocain découvrait My Land, le documentaire de Nabil Ayouch sur le conflit israélo-palestinien. Même si le réalisateur constatait que le cinéma ne pouvait pas changer le monde, son rôle de passeur donnait à voir une vérité, galvaudée par les médias, de cette terre “promise”. Nabil Ayouch tendait alors le micro à ceux que l’on entend jamais : réfugiés palestiniens “qui n’ont rien oublié” et jeunes Israéliens “auxquels il manque la mémoire”.

Un besoin de partage

To My Land prolonge ce travail de mémoire, du Liban à Israël, en passant par la Cisjordanie occupée. Nabil Ayouch souhaite montrer, gratuitement aux internautes, des séquences qui ne figurent pas dans My Land.

Chapitré en 14 épisodes, comme un journal de bord, To My Land se picore par petits bouts ou se visionne d’une seule traite, avide que l’on est de découvrir de nouveaux points de vue, d’entendre de nouvelles paroles. Le tout dure 1 heure 30 ! Le spectateur trace, comme le cinéaste, sa route à travers ses chapitres, et cette invitation au voyage et à la vérité du Proche-Orient.

La multiplication des scènes des vies (partie de raquettes dans le camp de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila au Liban) et des visites de sites clés du conflit (la prison d’Al Khiam) nous plonge encore plus dans le quotidien de la région.

Accedez à la vidéo avec ce lien : to-myland.com

Lu sur Au Fait

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