Rym Hakiki, une célèbre chanteuse algérienne, considérée comme la « princesse de la musique arabo-andalouse et du hawzi », est au coeur d’une vive polémique en Algérie depuis la diffusion du clip de soutien au 4è mandat d’Abdelaziz Bouteflika « Notre Serment pour l’Algérie ». Un clip qui a défrayé la chronique et pour lequel les 60 artistes ont touché de conséquents cachets. 

Depuis plus de 24 H, parmi tous ces artistes favorables au 4è mandat, c’est Rym Hakiki qui se fait tailler en pièces sur les réseaux sociaux. Qualifiée de « vendue », « de chiyatta », « traître » et de « personne sans principe », les attaques contre Rym Hakiki ont redoublé de férocité depuis que des propos insultants et méprisants lui ont été attribués. Effectivement, ces dernières heures de nombreux Facebookers ont cru savoir que c’est Rym Hakiki qui a qualifié les Algériens opposés au 4è mandat de « bâtards » et d' »ingrats ». Ces insultes inqualifiables ont révolté tout le web algérien qui a enclenché, par la suite, une virulente campagne de riposte pour dénoncer les auteurs de ces propos.

Des propos qui ont été rapportés par El Watan 2014 dans un article traitant de la polémique enclenchée par les chanteurs qui ont contribué à la réalisation de ce clip de campagne. Dans cet article, la chanteuse Rym Hakiki est citée comme étant une artiste qui assume clairement son soutien à Bouteflika et son 4è mandat. Ceci dit, une autre artiste citée anonymement est allée jusqu’à insulter tous les opposants au 4è mandat en faisant remarquer que « ceux qui ne sont pas reconnaissants de ce qu’a apporté Bouteflika sont, soit des ingrats soit des bâtards, car seuls les bâtards ne reconnaissent pas leurs parents » !

Suite à la publication de cet article par nos confrères d‘El Watan, beaucoup de lecteurs et d’internautes ont déduit que ces propos humiliants ont été tenus par Rym Hakiki. Or, cette dernière a catégoriquement démenti cette information en expliquant sur sa page Facebook officielle que ces rumeurs répandues à son compte sont infondées. « J’ai reçu des nouvelles de rumeurs selon lesquelles j’aurai insulté le peuple algérien, ou plutôt leurs tendances politiques contraires à aux miennes. Et à partir de cette tribune, je démens toutes les déclarations qui m’ont été attribuées », assure-t-elle en accusant certaines parties malveillantes de lui « coller » des insultes qu’elle n’aurait jamais tenues. « Ce n’est pas moi qui dit ses insultes, mais c’est une autre artiste. Elle doit assumer ses propos toute seule et je n’ai pas pour vocation de les assumer », souligne-t-elle en dernier lieu sans préciser l’identité réelle de cette artiste connue, qui a proféré de telles insultes.