Ali Benflis déballe tout. Deux jours après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, l’ancien candidat révèle que certains sont allés négocier un deuxième tour auprès de Bouteflika, mais ce dernier s’est opposé à cette option.

« Des gens sont allés négocier un deuxième tour. Mais le président a refusé et ne veut pas d’un score inférieur à 80% », a révélé l’ancien premier ministre à la chaîne El Khabar, hier dans la soirée. Pis, l’ancien premier ministre atteste que « personnellement, je suis contre ces méthodes ».

80 % des régions acquises à la cause Benflis

Ali Benflis, à qui les résultats officiels ont attribué 12 % des suffrages, estime qu’il a gagné au moins dans 80% des régions. Mais le «pouvoir a volé la victoire au peuple algérien ». Pis, l’homme a donné l’exemple des wilayas de Kabylie et de Ghardaïa où Bouteflika a été annoncé vainqueur. « C’est une mascarade ! », a commenté Benflis. Le candidat malheureux, qui dit ne pas reconnaître les résultats de l’élection, estime que « si le printemps arabe nous a épargnés un pouvoir héréditaire », en référence aux velléités de Saïd Bouteflika de remplacer son frère, « le chef de l’Etat a violé la constitution et instaure la présidence à vie ».

Interrogé sur la création de son nouveau parti politique, Ali Benflis indique qu’il va suivre les étapes réglementaires. « Si le pouvoir me reconnaît comme partenaire, je vais activer la légalité. S’il ne veut pas me donner cet agrément, je choisirai d’autres voies », a-t-il dit sans en préciser les contours. Réitérant son constat de la situation en Algérie, l’invité de KBC estime que « le pouvoir en Algérie est déliquescent » c’est pourquoi « il faut aller vers uns système démocratique » que l’homme veut construire avec toutes « les forces vives du pays.

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Essaïd Wakli