Ali Benflis lors d’un débat télévisé sur l’ENTV, la télévision nationale ne s’est pas démonté et malgré des interlocuteurs incisifs a tenu se défendre. Il a notamment prévenu, encore une fois qu’il ne se laisserait pas faire en cas de fraude. 

 Ali Benflis a dû faire face à un rude débat mercredi 9 avril au soir à la télévision publique. Face à quatre journalistes, des chaines et journaux Ennahar, Echorouk et La Tribune, en plus de la présentatrice de l’ENTV, le candidat a dû répondre à des questions sur son programme et surtout sur l’élection présidentielle en elle-même. Le candidat un peu tendu au départ a surtout dû s’exprimer sur l’après 17 avril. « En cas de victoire, allez-vous accepter la défaite ? Allez-vous contester les résultats ? » l’a interrogé la journaliste de la chaine de télévision Ennahar.

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La journaliste qui n’a cessé de relancer Ali Benflis, lui a demandé à plusieurs reprises « Comment allez-vous vous exprimer? ». Tentant d’orienter légèrement sa réponse elle lui demande « Allez-vous appeler à descendre dans la rue ? Et s’il y a des désordres, resteriez-vous en Algérie ou allez-vous fuir à l’étranger? »

Sans réellement répondre sur les modalités de la remise en question du scrutin. Ali Benflis a seulement insisté sur le fait qu’il ne laisserait pas faire « je veux le respect du droit des Algériens ». Et d’ajouter : « je vais laisser quelqu’un venir chez moi  pour me voler et lui dire bienvenu ? Non je ne me tairai pas. Je sais que le peuple algérien sera derrière moi pour réclamer son droit ».

Concernant son absence durant les dix dernières années, Ali Benflis a assuré que « j’ai toujours été en Algérie, je n’ai pas fui ». S’adressant directement à la caméra, il a  appelé les électeurs à venir nombreux aux urnes le 17 avril prochain.  Ne lâchant pas son idée, il s’est encore adressée à la caméra « Ceux qui se sont habitués à voler la parole du peuple et à détourner sa volonté veulent conserver la fraude : soyez vigilants ! ». Un message que la journaliste de l’ENTV a tenté d’interrompre à plusieurs reprises, justifiant son intervention par le « manque de temps ». Mais Ali Benflis ne s’est pas laissé faire lui laissant « elle n’aime pas que je m’exprime ainsi ». Insistant enfin sur le fait que le vol de voix est « haram ».