Directeur de communication au sein de l’équipe de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, lors de la présidentielle Abdesslam Bouchouareb a été nommé Ministre de l’Industrie et des Mines. Des fonctions qu’il a déjà exercé en tant qu’ancien ministre de l’Industrie sous Ahmed Ouyahia, cet homme de 62 ans retourne dans un ministère qu’il connaît bien.

Abdesslam Bouchouareb, n’avait pas été à la tête d’un ministère depuis 1996, lorsqu’il avait obtenu le portefeuille ministériel de l’Industrie et de la Restructuration. Lors du dernier remaniement, il a été nommé Ministre de l’Industrie et des Mines dans le nouveau gouvernement d’Abdelmalek Sellal pour le 4ème mandat du Président Abdelaziz Bouteflika.

Né en 1952 à Ain Khercha,  Abdessalem Bouchouareb est diplômé en sciences médicales et humaines. En 1994, il se retrouve à la présidence du Conseil national économique et social (CNES). Deux ans plus tard, il entre dans le gouvernement de Ahmed Ouyahia en tant que Ministre de l’Industrie.

Le nouveau ministre de l’Industrie de Sellal connaît bien le monde politique algérien. Il a été chef de cabinet, commissaire auprès du chef du gouvernement pour la promotion de l’emploi des jeunes en 1998, ministre délégué à l’emploi en 2000, membre du bureau politique au Rassemblement National Démocratique (RND), député de 2002 à 2007 de la Wilaya d’Oum El Bouagui, puis député de la Wilaya d’Alger.

La liste de ses fonctions politiques est encore longue. Il a par notamment été membre du bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN), vice-président et chargé du suivi des affaires administratives et du contrôle financier depuis son élection aux dernières législatives du 10 mai 2012. En 1989, il a fondé de la première confédération patronale (CGEOA) en Algérie de laquelle il est devenu le Président.

Le défi qui attend Abdesslam Bouchouareb est d’appliquer l’un des points importants du programme électoral d’Abdelaziz Bouteflika, qui est la réindustrialisation de l’Algérie. Certes le nouveau ministre a déjà géré ce secteur, mais à l’époque il n’avait pas appliquer de mesures significatives. Ce connaisseur des hautes sphères politiques, ou encore du patronat, ne connait pas très bien le monde salarial, celui des travailleurs. Saura-t-il répondre aux attentes du 4e mandat qui sont cette fois plus exigeantes ?