Un mois après l’élection présidentielle, le MPA, parti dirigé par le ministre Amara Benyounès, fait face à une grave hémorragie de ses militants et cadres.

Le Mouvement populaire algérien, qui a été l’un des soutiens les plus actifs à Abdelaziz Bouteflika, perd de plus en plus de militants. Des dizaines de cadres et d’élus de cette formation politique, crée dans le sillage de l’ouverture de 2012, et dirigée par le ministre Amara Benyounès, ont décidé de claquer la porte du parti. Certains ont rejoint, avec armes et bagages, l’ANR (Alliance nationale républicaine) tandis que d’autres restent sans attache partisane.

Ainsi, pas moins de 1.200 militants de la fédération de Mila ont décidé de ne plus faire partie de la formation que gère Amara Benyounès. Parmi ces militants, beaucoup sont des élus. Selon une source locale, les militants démissionnaires vont rendre public, samedi prochain, un communiqué où ils expliqueront les raisons de cette démission. Cette source ajoute que les raisons de cette défection sont multiples : il cite entre autres le manque de transparence dans la gestion des affaires du parti et l’abandon de ce dernier au profit de l’activité gouvernementale.

A Chlef, le responsable fédéral a également claqué la porte. Alors qu’il était tête de listes aux législatives de 2012, le militant a rejoint l’ANR. Contacté, le resposnable reproche à Benyounès une gestion « opaque » et une absence de bureau national.

A Alger, des dizaines de militants ont quitté les structures du parti qui  possède des antennes un peu partout dans la capitale.

C’est donc une douche froide pour Benyounès.

Essaïd Wakli

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