Bouteflika reçoit Gaïd Salah et Ouyahia le 25 mars 2014. Photo : Algérie-Focus

François Clemenceau, l’envoyé spécial à Alger  de l’hebdomadaire français « Le Journal du Dimanche », a pu pénétrer le monde mystérieux des coulisses officiels de la résidence d’Etat de Zéralda où Abdelaziz Bouteflika avait reçu mardi dernier le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Présent au cours de cette rencontre officielle, ce reporter français a pu constater l’évolution de l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika . Il a, surtout, pu débusquer les astuces utilisées par les autorités algériennes pour effacer les traces de la fatigue et de la maladie lors des apparitions télévisées de Bouteflika. « Lorsque Jean-Yves Le Drian et son équipe entrent dans le salon, le raïs est déjà installé dans son fauteuil. En costumes, trois pièces sombre, coiffé, le regard légèrement exorbité et la main gauche tombante, on peut voir dans son oreille droite un appareil auditif et l’homme s’exprime avec un micro relié à des hauts parleurs pour qu’on puisse l’entendre », décrit ainsi le journaliste français dans son reportage publié sur le site internet du Journal de Dimanche.

Ces descriptions confirment ainsi que des techniques, plus au moins ingénieuses, sont utilisées par les proches et les conseillers du Président de la République pour produire des images et des séquences positives des « prestations » d’Abdelaziz Bouteflika lors des audiences accordées aux dignitaires étrangers en visite en Algérie

François Clemenceau fait même parler un participant à cet entretien officiel. Ce participant confie que Bouteflika « est lucide et comprend de quoi il retourne, mais on sent bien la fatigue ».  L’envoyé spécial du Journal de Dimanche n’a pas manquer de constater, tout de même, que « le président algérien ne raccompagne pas ses invités ni ne participe à la prise de parole à destination des médias qui clôt la rencontre ».  Une nouvelle fois, les Algériens sont obligés de lire la presse étrangère pour avoir des nouvelles de l’état de santé de leur Président. Et cela risque de durer encore longtemps…

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