Découpage administratif en Algérie : les nouvelles wilayas vont-elles apporter le développement ?

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Au crépuscule de son règne, Abdelaziz Bouteflika promet un découpage administratif. Lors du dernier conseil des ministres, Abdelaziz Bouteflika a de mandé au gouvernement de préparer une nouvelle carte administrative pour le pays.

Des indiscrétions, alimentées par des déclarations de Abdelmalek Sellal, commencent déjà à désigner les villes et chefs lieux de daïras appelées à devenir de futures wilayates. De passage à Sétif lors de la campagne électorale, Abdelmalek Sellal, avait cité certaines régions qui devaient être promues dans un « futur » découpage administratif. Il avait notamment cité El-Eulma, dans la wilaya de Sétif, El-Menéa dans la wilaya de Ghardaïa, In-Salah relevant de la wilaya de Tamanrasset. On sait maintenant qu’il s’agit d’au moins une quinzaines de localités concernées. Selon les responsables, les régions du Sud et des Hauts Plateaux seront les plus touchées. Cela est justifié notamment par l’éloignement géographique dans lequel vivent ces régions.

Cette annonce soulève tout de même des questions. Puisque depuis le temps qu’on parle de sujet, les Algériens n’ont vu que de la fumée. Pis encore, le chef de l’Etat avait même installé, en 2001, une commission nationale chargée d’élaborer un projet de réforme des structures de l’Etat. Parmi les recommandations données à l’époque par Missoum Sbih, on trouve justement cette question du découpage administratif. Or, 12 ans après, rien n’a été fait. Les promesses données à certaines régions n’ont jamais été concrétisées. Souvent, lors des visites effectuées sur le terrain par le chef de l’Etat, cette doléance est l’une des plus formulées. Pourquoi tant de retard ? On ne le saura peut-être jamais.

Essaïd Wakli