Plus de 1.000 citoyens algériens ont demandé à la France l’asile politique, durant l’année 2013.

Le nombre de demandeurs algériens d’asile politique en France est en augmentation. Au nombre de 1.162 en 2012, ils sont exactement 1.477 Algériens à avoir demandé l’asile politique à la France en 2013, indique le rapport du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, de l’Assemblée française, relatif à « l’évaluation de la politique l’accueil des demandeurs d’asile ».

Ainsi, même si la situation sécuritaire s’est amélioré sur l’ensemble du territoire, notamment par rapport aux années 1990, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’Algériens préfèrent se diriger vers la France plutôt que rester vivre dans leur pays. Les raisons de leur fuite de l’Algérie ? Certains de ces demandeurs d’asile évoquent les persécutions de la part des services de sécurité dont ils disent être la victime.

Avec plus de 1.000 ressortissants, qui ont voulu bénéficier de l’asile politique en France aux cours des douze mois écoulés, l’Algérie se place à la 12è position des pays d’origine des demandeurs d’asile en France. A la première place,on retrouve la République démocratique du Congo avec 5.203 demandeurs, suivi du Kosovo (5.188) et de l’Albanie (5.008). Dans le haut du tableau, figure également le Bengladesh, la Géorgie et la Guinée.

L’Allemagne, première terre d’accueil en Europe

Au total, la France a enregistré, durant l’année 2013, 66.251 demandes d’asile en France. Soit une hausse de plus de 10% par rapport à 2012. A l’échelle européenne, le nombre de demande d’asile reste aussi élevé. L’Union européenne a ainsi traité 435.000 demandes. L’Allemagne est depuis 2012 le premier pays d’accueil avec plus de 64.500 demandes. Un chiffre qui a presque doublé pour atteindre 127. 000 en 2013. Soit 29 % du nombre total de demandes d’asile en Union européenne. La France est le deuxième pays européen recevant le plus de demandes d’asile politique (15% du total des demandes en Union européenne). Elle est suivie de près par la Suède (13 % du total), indique le rapport parlementaire français.

Elyas Nour

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