Nouvelle vague de violence en Libye. Des échauffourées ont éclaté entre forces fidèles à un général à la retraite et des milices islamistes à Benghazi, vendredi, quelques heures seulement après la tentative d’enlèvement à Tripoli de l’ambassadeur d’Algérie. 

La situation sécuritaire en Libye préoccupe. Quelques heures seulement après la tentative d’enlèvement de l’ambassadeur d’Algérie à Tripoli, des affrontements entre la « Brigade 17-Février », une milice islamiste et une force conduite par Khalifa Haftar, un ancien commandant de la rébellion ayant renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, ont fait 13 morts et blessés une centaine d’autres personnes vendredi 16 mai à Benghazi, selon l’AFP. Au même moment, d’autres combats entre ces mêmes groupes ont eu lieu à Sidi Fradj, dans le sud de la ville. Un porte-parole du groupe emmené par Khalifa Haftar affirme « conduire une opération de grande envergure pour purger Benghazi des groupes terroristes », dans une déclaration rapportée par l’AFP.

Les hommes du général Haftar ont bombardé à l’aide d’un hélicoptère des positions tenues par la « Brigade 17-Février » dans cette ville de l’est du pays, en proie à de violents affrontements depuis la chutte de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le personnel diplomatique algérien évacué

Cet épisode meurtier quelques heures seulement après la tentative d’enlèvement de l’ambassadeur d’Algérie à Tripoli, située à plus de 1.000 km à l’Ouest de Benghazi. C’est effectivement vendredi à l’aube que des hommes armés, non identifiés, ont tenté de kidnapper Abdelhamid Bouzaher et de s’en prendre à la représentation diplomatique algérienne.

Depuis cette opération terroriste, le ministère des Affaires étrangères algérien a pris la décision de fermer « à titre préventif et urgent » son ambassade à Tripoli. L’Algérie a également fait évacuer l’ensemble de son personne diplomatique, présent en Libye, en raison d’une « menace réelle et imminente » visant ses diplomates, indique un communiqué du ministère. Tout le personnel diplomatique algérien de Libye a ainsi été rapatrié « d’urgence » par avion militaire à Alger vendredi.

Les diplomates algériens ne sont pas les seuls menacés. Une dizaine de diplomates étrangers, Tunisiens, Egyptiens et un Jordanien ont effectivement été enlevés en Libye depuis le début de l’année.

Avec AFP

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