Quand l’Algérie refuse de rapatrier le corps de terroristes

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L’Algérie a refusé de rapatrier le corps d’un terroriste, abattu en Tunisie. Ce n’est pas la première fois que les autorités algériennes refusent une telle procédure.

Tué lors d’une opération anti-terroriste à Jendouba, un terroriste d’origine algérienne risque de ne pas être expatrié vers l’Algérie. Selon le site d’information tunisien,businessnews.com, l’ambassadeur d’Algérie à Tunis a refuse de rapatrier le corps du terroriste. « L’ambassade d’Algérie n’aurait pas donné suite à une demande adressée par les autorités tunisiennes l’invitant à se charger du rapatriement du corps, ainsi que des formalités relatives aux funérailles. Le corps du défunt sera donc enterré en Tunisie, si aucune suite n’est donnée », indique le journal électronique, qui cite une source tunisienne.

« Nous n’en avons pas besoin »

Ce n’est pas la première fois que les autorités algériennes refusent de recevoir les cadavres de terroristes tués à l’étranger. L’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, interrogé une fois sur des pays qui refusent de renvoyer les terroristes algériens, Ouyahia a donné une réponse, restée légendaire : « qu’ils les gardent ! Nous n’en avons pas besoin ! ». Il s’agissait surtout des détenus de Guantánamo, au Cuba.

Des dizaines de terroristes algériens activent encore dans les pays voisins. Le plus célèbre d’entre eux, Mokhtar Belmokhtar, chef terroriste, active en Libye où il dispose de troupes qui menacent toute la région.

Certains autres islamistes armés ont été rapatriés. Jugés, certains d’entre eux se trouvent même en liberté.

Essaïd Wakli