L’emprisonnement en Algérie des deux jeunes, Mohand Kadi et Moez Bennacir, prend une dimension internationale. En France, un collectif d’associations maghrébines a appelé à se ressembler ce Jeudi 15 mai à 18h30 devant l’Ambassade d’Algérie à Paris.

Un rassemblement pour leur « libération immédiate »

Le collectif, composé d’associations algériennes, marocaines et tunisiennes, a publié un communiqué afin de mobiliser autour de la cause de Mohand Kadi, étudiant de 23 ans militant au sein du RAJ, et Moez Bennacir, assistant d’édition tunisien de 25 ans, résidant en Algérie. Ces deux jeunes ont été condamnés  à un an de prison par le tribunal d’Alger ce dimanche 11 mai.

Le communiqué rappelle que “ni les services de sécurité, ni les instances judiciaires n’ont motivé, par des faits circonstanciés et caractérisés, leur incarcération suivie de leur inculpation”. À travers ce rassemblement, le collectif demande “leur libération immédiate et la levée des accusations, infondées, qui pèsent sur eux”.

Déjà près d’un mois de détention pour Mohand Kadi et Moez Bennacir

Ces deux jeunes sont en effet détenus depuis le 16 avril où ils avaient été arrêtés par la police à Alger lors d’une manifestation du mouvement Barakat, pour dire non à un 4ème mandat d’Abdelaziz Bouteflika, la veille de l’élection présidentielle algérienne.

Inculpés le 20 avril pour “attroupement non armé portant atteinte à l’ordre public”, selon les articles 97 et 98 du code pénal, par la chambre d’accusation de la cour d’Alger, ils se sont présentés devant le tribunal d’Alger le 11 mai dernier. Ce dernier a prononcé une peine d’un an d’emprisonnement pour les deux jeunes.