Rebrab démissionne, le FCE plonge dans la crise

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Nouveau coup de semonce au Forum des chefs d’entreprises (FCE). Après le départ retentissant de Slim Othmani, qui a résisté contre vents et marées à la participation de l’organisation patronale dans l’élection présidentielle, en avril, c’est autour du plus grand patron privé algérien, Issad Rebrab, de quitter le Forum que préside Reda Hamiani.

Le patron de Cevital, Issab Rebrab, a annoncé son retrait au Président du FCE,Réda Hamiani, rapporte le site TSA. Selon la même source, le patron a envoyé la missive lorsqu’il a reçu une convocation en vue de payer les cotisations annuelles.

10 ans après

Ce nouvel épisode rappelle donc le refus public exprimé par Issad Rebrab de cautionner, en 2004, le soutien du FCE à Abdelaziz Bouteflika. Le patron de Cévital avait affirmé que l’organisation patronale n’a pas à soutenir un candidat à l’élection présidentielle. Cette position lui vaudra une exclusion dans beaucoup de projets publics. Mais cela n’entamera pas l’engagement de l’homme d’affaires le plus riche d’Algérie, d’après Forbes, qui a toujours défendu ses projets et agrandi ses ambitions pour aller au-delà des frontières algériennes. Le fils de Taguemount-Azzouz a acquis plusieurs entreprises en France et investi dans beaucoup de pays africains.

Avant Issad Rebrab, le patron de NCA (Nouvelles conserveries algériennes), connue sous le nom commercial de Rouiba, avait claqué la porte du FCE. Slim Othmani, très actif au sein de la société civile, a expliqué à maintes reprises que le FCE « n’a pas pour vocation de soutenir un candidat à la présidentielle ». Certains patrons laudateurs n’hésitent pas à le traiter de « anti-patriote ». Une aberration.

Certains n’hésitent plus à évoquer la possibilité de voire naître une nouvelle organisation patronale. Un sigle qui s’ajoutera aux 7 qui existent déjà.

Essaïd Wakli