Après l’électroménager et la construction, Issad Rebrab s’attaque désormais à la Sidérurgie. Le patron de Cévital, premier groupe privé algérien, est un acquéreur potentiel sérieux de l’entreprise française Ascométal, en difficultés financières depuis quelques temps.

Alors qu’il est en concurrence avec d’autres entreprises internationales, Issad Rebrab, l’investisseur le plus riche d’Algérie, selon le dernier classement américain Forbes, ne perd pas espoir. « J’ai encore l’espoir que le tribunal de commerce de Nanterre nous écoute et accepte de rouvrir le dossier des offres pour que je puisse déposer une offre globale », a en effet indiqué le patron de Cévital dans le journal français Challenges.

Interrogé sur les difficultés financières de l’entreprise française Ascométal, qu’il convoite, Issad Rebrab explique que cela ne pose pas beaucoup de problèmes. En effet, la vente de ses actions dans Orascom lui ont permis de placer de l’argent dans des banques européennes et de quoi s’offrir ce fleuron de la métallurgie française. « Nous venons de vendre nos 3%  d’Orascom Télécoms Algérie (OTA) au russe Vimplecom et obtenu en contrepartie 234 millions de dollars en actions de cette société, cotée à la Bourse de New York. C’est bien plus qu’il n’en faut pour racheter Ascométal », indique l’industriel algérien.

Mais de façon plus globale, Rebrab se plaint de la législation algérienne. « J’ai des millions de dollars que je ne peux pas utiliser, je suis en sur-liquidité. Je place mon argent en Algérie à des taux inférieurs à ceux auxquels je dois emprunter en Europe », a-t-il dit.

Essaïd Wakli